mardi 31 mai 2011

Marche des fiertés LGBT : samedi 25 juin 2011

L'historique : de la Gay Pride à la Marche des fiertés

La Marche des fiertés s'est d'abord appelée Gay Pride, puis la Lesbian & Gay Pride, puis LGBT Pride (à chaque fois revendiquant les droits d'une communauté supplémentaire) pour finalement s'appeler la Pride ou La Marche des fiertés. C'est une manifestation qui prône la liberté et l'égalité pour toutes les orientations sexuelles ainsi que identité de genre (hétérosexuel, lesbienne, gay, bisexuel, transsexuels). L'expression anglophone Gay Pride peut être traduite comme « Fierté gay ». D'où le nom (après maints remaniements) de « Marche des fiertés » en France. Pour faire mentir l'adage qui prétend que pour vivre heureux il faut vivre caché, les participants des diverses Marches des fiertés affichent sans complexe leurs orientations sexuelles. Ces marches sont ouvertes aux gays, aux lesbiennes, aux bissexuels, aux transsexuels mais aussi aux hétérosexuels revendiquant la liberté sexuelle et l'égalité des droits entre les hétérosexuels et les autres communautés.
Dans la plupart des grandes villes du monde, cette manifestation se déroule tous les ans au cours du mois de mai ou de juin, pour rappeler les émeutes de Stonewall qui se tinrent dans la Christopher Street à New York le 28 juin 1969.



Origines : les émeutes de Stonewall

En juin 1969, un groupe de lesbiennes, gays et transsexuels se rebellèrent contre les forces de police venues faire une descente au Stonewall Inn, un bar gay de New York et une lutte entre forces anti-émeutes et homosexuels fit rage pendant plusieurs jours. Les émeutes de Stonewall sont depuis considérées comme le début de la lutte pour l'égalité des droits entre homosexuels et hétérosexuels. Brenda Howard, connue comme la « mere de la Fierté », dirigeant de la première heure du Gay Liberation Front et de la Gay Activists Alliance coordonna la commémoration du premier mois anniversaire des émeutes, puis le premier anniversaire en organisant la Christopher Street Liberation Parade à New York le 28 juin 1970, tandis que des marches anniversaires avaient également lieu à San Francisco et Los Angeles.



Le parcours 2011 à Paris

De Montparnasse à la Bastille le 25 juin 2011
Rendez-vous samedi 25 juin 2011 à Montparnasse
Départ : Montparnasse à 14h00
boulevard de Montparnasse, Port Royal, boulevard St-Michel, boulevard St-Germain, pont de Sully, boulevard Henri IV
Arrivée : Place de la Bastille
A l’arrivée du cortège sur la place de la Bastille, l’Inter-LGBT organise avec le soutien de la Région Ile de France et en collaboration avec son partenaire PARISCIRCUIT un grand concert gratuit de 16h00 à 21h00.



Le grand podium de la Marche des fiertés

A l’arrivée du cortège sur la place de la Bastille, l’Inter-LGBT organise avec le soutien de la Région Ile de France et en collaboration avec son partenaire PARISCIRCUIT un grand concert gratuit de 16h00 à 21h00.

Plusieurs DJ et artistes animeront la place de la Bastille et des personnalités prendront la parole sur le thème de la lutte contre les discriminations.

Le programme complet sera bientôt disponible ici.

© Photos : Francis Loup (réalisées à la "Marche des fiertés" de Paris 2010)

mercredi 25 mai 2011

Francis Loup expose sa vision du JAPON NEUF


L'association pour la promotion des arts et de la culture fétichiste Modernité Relative vous invite, après l'organisation de plusieurs expositions collectives, à découvrir en profondeur un artiste unique : Francis Loup.
Vernissage : mercredi 25 mai 2011 de 19h00 à minuit
Entrée gratuite / Ouvert à tous. Pas besoin d'invitation. Invitez vos ami(e)s !

Cette exposition regroupe des photographies sur le thème du shibari, du fétichisme, du cosplay, de la vie quotidienne à Tokyo, de la jeunesse excentrique, des exubérances vestimentaires... Et même si Francis Loup a déjà exposé son travail sur le Japon Au cours d'une bonne dizaine d'expositions parisiennes, ce sont exclusivement de nouvelles images qui sont aujourd'hui présentées, des images pétillantes, érotiques et colorées. Francis Loup aime exposer dans des lieux originaux, c'est une fois de plus le cas avec l'Oxyd Bar, l'un des plus beaux bars branchés, cosy et jazzy du quartier Oberkampf où l'on se dispute la terrasse, l'une des plus grandes et calmes du quartier.

Francis Loup s'il est connu pour ses photos fétichistes mêlant sa passion pour le vinyle, le latex et les poupées érotiques humaines, l'est également pour son travail sur le pays du soleil levant. Il a réalisé des milliers de photographies lors de ses 11 séjours au Japon répartis sur dix années, cette exposition en propose une nouvelle sélection exclusive et originale.
Au fil de ces 10 années il a tenté de capter les folies et les délires qui font un des attraits de ce pays. Le regard qu'il pose sur le Japon est totalement subjectif, il ne s'intéresse ni à la tradition, ni au Japon calme, il se passionne, ici comme là-bas, uniquement pour les dérives, l'excentricité, la folie esthétique, les plaisirs érotiques et fétichistes. Ses photos ne se veulent pas choquantes mais troublantes. Francis Loup ne cherche pas à reproduire la réalité mais à traduire les sentiments et les sensations qu'il ressent lors de leurs prises de vue. C'est là que le premier métier de Francis Loup prend toute son importance, il travaille toutes ses images comme un graphiste et non un photographe. Il avoue d'ailleurs maitriser assez mal la technique photographique, il cadre, systématiquement en carré, avec de petits appareils (il a revendu tous ses reflex, trop lourds, trop complexes, pas assez discrets) comme l'hybride Olympus Pen et un tout petit Leica. Voilà de quoi capter de bonnes images bien contrastées qui subiront ensuite un travail sur les couleurs et les ambiances sans tabous. Exit le réalisme cru de la photo de reportage et place au rêve dans lequel il se trouvait lorsqu'il avait appuyé sur le déclencheur. Un travail de toute beauté qui lui permet de nous inviter à plonger le regard dans son monde et sa réalité fantasmée.

Après ses expositions à l'Espace Jeunes de Issy-les-Moulineaux (2009), à la Bubble Factory (2009), à la Boutique Dèmonia (2008), à la galerie "Les vergers des arts" (2008), à l'Union Bar (2009), au Styx (2011) et aux Furieux (2007) découvrez le JAPON NEUF de Francis Loup à :
Oxyd Bar - 26 avenue Jean Aicard - 75011 Paris.
(2e rue à gauche est descendant la rue Oberkampf depuis Ménilmontant)
Métro : Ménilmontant (ligne 2)
Site officiel de l'association :
www.moderniterelative.com
Évènement sur Facebook :
www.facebook.com/event.php?eid=199509106758225














vendredi 29 avril 2011

Sexo info rapido

Yvon Lambert, grand galeriste français et propriétaire de la Collection Lambert, dont le "Piss Christ" a été saccagé récemment, a annoncé sa décision de se retirer des affaires. (source : Les inrocks)

244 places déjà vendues pour la Croisière Elastique du 14 mai. Il reste donc 106 tickets. Ça sent le "sold out" tout ça.

Quelques semaines après la parution de la pub gay d'Ikea dans la presse italienne, Carlo Giovanardi, secrétaire d'Etat italien à la famille, a donné son point de vue sur cette publicité. Et il ne mâche pas ses mots: c'est «de mauvais goût» et une "violente attaque de la Constitution italienne". Voilà encore un bel esprit d'ouverture.

"Les gouters du Divin Marquis" fêtent leur septième anniversaire cette semaine. Bon anniversaire !

La nouvelle formule de notre site cartonne. Nous sommes passés de 80 à 100 visiteurs par jour à 300 à 800 visiteurs par jour. Et ceci en moins de trois semaines.

jeudi 28 avril 2011

Et soudain "Le Monde" ose parler de sexe

Le quotidien "Le Monde", plutôt chrétien de gauche, donc un peu coincé, ne parlait jusqu'à jamais de sexualité, en tout cas pas du plaisir que l'on peut tirer de celle-ci. Les choses semblent évoluer depuis que le  trio Bergé-Niel-Pigasse (Xavier Niel est le patron de Free et a débuté dans le minitel plutôt rose) a repris le titre. En témoigne cet article à la une de l'édition du week-end dernier paru sous le titre "Le fétichisme, aimer autrement" où Philippe Brenot, psychiatre et thérapeute de couple, directeur des enseignements de sexologie et sexualité humaine à l'université Paris-Descartes, répond au témoignage de Jean, un lecteur du quotidien, qui débute ainsi : "Voici une question qui me taraude depuis des lustres. J'espère que le sujet ne paraîtra pas trop scabreux. Depuis l'enfance, je suis fasciné par les pieds. Ils occupent une place disproportionnée dans ma vie érotique. Or, force est de constater que je ne suis pas un cas isolé. Il existe même des sites Internet érotiques consacrés aux pieds. On m'a déjà expliqué que cette fascination pour les pieds venait du fait...". 
Je vous laisse lire la suite et la réponse ici :
http://www.lemonde.fr/week-end/article/le-fetichisme-aimer-autrement.html

On ne pourra pas dire que les choses n'évoluent pas au "Monde". Si ils continuent ainsi, la rédaction de "Libération" qui était jusqu'ici le seul quotidien à oser parler de sexe, aura de quoi s'inquiéter. La concurrence pourrait devenir frontale avec une ligne éditoriale plus proche du journal de Nicolas Demorand.

Francis Dedobbeleer

mardi 26 avril 2011

Tokyo Decadance, spéciale Ero Circus à Paris le 7 mai

C'est un vrai plaisir de voir se créer, ici ou ailleurs, des soirées originales. On pourrait pourtant penser la recette relativement simple : créer une soirée à son image, même si on est un martien il se trouvera toujours un public pour avoir les mêmes goûts que vous même si vous vous pensez unique. Un constat qui désespérera certains mais en rassurera d'autres.
Adrien est de ceux qui ne se posent pas de questions : il adore les Japon, la Japon le plus excentrique, il adore le monde de la nuit, il adore faire la fête, il adore créer, il adore se transformer, il adore les couleurs flashy, il adore la musique electro, il adore danser, il adore les filles kawai, il adore le mélange de tout ce qui est sexy et extravagant. Adrien, un jeune français qui vit à Tokyo, et qui m'a avoué il y a quelques jours alors que nous dinions ensemble dans un petit restaurant parisien "se sentir de moins en moins bien lorsqu'il passe quelques jours en France et ne plus se sentir rassuré qu'au Japon".
Lui, en tout cas, n'a pas hésité, il a créé, il y a quelques années déjà, une soirée typiquement japonaise... au Japon. Une soirée où il a réuni tout ce que le Japon, celui de Tokyo en particulier, a de plus halluciné, de plus virevoltant et de plus exubérant. Un Japon post-moderne qu'il a eu le génie de mettre en avant sans complexe avec ce qui lui reste d'esprit occidental, un pur Japonais n'aurait jamais osé penser que cette pop culture omniprésente mais peu considérée là-bas puisse mériter qu'une soirée lui soit entièrement dédiée.
Bien lui en a pris, puisque depuis 5 ans "Tokyo Decadance" est une soirée totalement unique, incomparable et qui fait référence ici comme là-bas.

Deux fois par an, la troupe d'Adrien (composée majoritairement de Japonais) déboule à Paris et nous permet de nous plonger dans la fête la plus déjantée du Japon. Cette fois ce sera le samedi 7 mai au Cabaret Sauvage, une des plus belles salles de Paris (elle avait accueilli la Nuit Dèmonia en septembre 2002, rappelez-vous), et aura pour thème l’univers fascinant du cirque.
Des créatures extraordinaires y seront présentes tout au long de la nuit pour exciter tous nos sens et attiser nos fantasmes les plus inavouables. Plus que jamais les artistes de la troupe nous entraineront de l’autre côté des nombreux miroirs qui ornent la salle… à nos risques et périls !

Sur la piste ronde et il nous faudra enfiler nos plus beaux atours afin de "faire le cirque" avec l'équipe de Tokyo Decadance ! Aux platines se succèderont les DJ's : Rinaneko (Japon), Sisen (Japon), S20 (France) et Pixel Face (France). Côté performances et animations, Adrien sera "Monsieur Loyal", Coco la "femme tatouée" vous fera danser toute la nuit, Selia dressera ses fauves, Kengo sera un clown "à pleurer de rire", Alexis sera son pantin, "Les Bounces & Sounds" seront des acrobates, la "Compagnie Vatra" de parfaits saltimbanques pyromanes, Flytox sera "Monsieur Muscle"et Miss Easy reviendra, après avoir accompagné les premières éditions de la Tokyo Decadance, nous faire craquer dans son déhanchement de go-go girl totalement atypique.

Sans oublier notre propre participation, avec la "Fetish Chillout Room" de Dèmonia où nous offrions des cadeaux à tout le monde (boîtes de bonbons, vrais éventails très élégants...), ferons des démonstrations de shibari (la version japonaise du bondage)... Sans oublier LE truc pervers à la mode au Japon : le zentai !

Même s'il ne s'agit pas d'une soirée fétichiste à proprement parler, la "Tokyo Decadence" est un des rendez-vous les plus sexy qui soit et elle devrait emballer tous les fétichistes qui aiment mêler excentricité, Japon et musique hypnotique. C'est moins cérémonial qu'une soirée SM et plus coloré encore que la Nuit Dèmonia mais c'est indiscutablement l'une de mes fêtes préférées. Je ne m'en lasse jamais. On s'y retrouve ?

Francis Dedobbeleer


Préventes disponibles également à la Boutique Dèmonia : 20€
Informations : 06 50 42 37 71

Adresse :
Le Cabaret Sauvage - Parc de la Villette
211 Avenue de Jean Jaurès
75019 Paris



L'évènement sur Facebook :
https://www.facebook.com/event.php?eid=113468705402413

Métro :
Porte de Pantin (Grande Halle) : Ligne 5 - Bobigny - Place d'Italie
Porte de la Villette : Ligne 7 - Villejuif-Louis Aragon / La Courneuve
Bus :
Porte de Pantin : ligne 75, 151, PC 2 et 3
Porte de la Villette : 75, 139, 150, 152, PC2 et PC3, Station Porte de la Villette
Voiture :
Les automobilistes sont invités à se garer au Parking Nord "Cité des Sciences" ouvert tous les jours 24h/24h
Entrée au 61 Boulevard Mac Donald
Parking : Parking Nord "Cité des Sciences" ouvert tous les jours 24h/24h




La bande à Dèmonia sera présente à la Tokyo Decadance

Tokyo Decadance - Samedi 7 mai 2011 - Cabaret Sauvage (Parc de la Villette) - Paris

• Francis Dedobbeleer : chef de la bande & photographe à l'ancienne
• Philippe de Beaumond : maître de shibari
• Ariane E-Space : modèle de shibari en zentai (à suspendre dans tous les sens)
• GweNita : fetish hôtesse kawai zentai & modèle shibari
• Samyra : shibari modèle
• Erwan : zentai boy
• Juliette : modèle shibari
• Master of Rings : maitre de shibari
• Florence : fetish hôtesse
• ThirdEye : rubber photographer
• Olivier Pé : bonimenteur
Les autres noms vont s'ajouter au fil des jours et des heures. Reviendez.

En tout nous serons une quinzaine à animer le "Chill out Dèmonia" avec des :
• démonstrations de shibari (bondage à la japonaise)
• zentai (tenue japonaise moulante en lycra, masquant y compris le visage)
• cadeaux : des centaines de boîtes de bonbons et d'éventails offerts à toutes et tous
• créatures fetish bizarroïdes
• petgirls & petboys

vendredi 22 avril 2011

Patrice Catanzaro montre nos fesses

Tout le s'accorde sur un point, les créations de Patrice Catanzaro (styliste français de mode vinyle, lycra laqué et dentelles) sont les mieux coupées. Il suffit de les enfiler pour s'y sentir bien, de sentir les matières nous couler sur le corps comme si elles avaient été moulées sur nos propres courbes et de s'y trouver belle ou beau (oui, il crée des vêtements pour les hommes aussi). Quand on découvre sur un cintre ses créations on se doit d'admettre que celles-ci sont un peu plus chères que les autres mais quand on les essaie on se dit surtout que ce sont les moins chères à ce niveau de qualité.
Avec sa nouvelle collection Patrice Catanzaro poursuit une mission qu'il a débuté il y a plusieurs années mais et l'amplifie : il a décidé que nous allions montrer nos fesses. Comme quelques images valent mieux que de longs discours, voici quelques photos de quelques-uns de ses modèles vu de devant et de derrière. Vous l'admettrez avec nous : il n'y a pas photo !

Francis Dedobbeleer



mardi 19 avril 2011

Rosebud : la petite histoire d'un petit bijou érotique créé il y a quinze ans par un Anglais fou et génial

Le Rosebud, créé en 1996 par Julian Snelling, n'est pas, comme l'affirme le service de communication de la société du même nom, fondée quelques années plus tard en 2002, "un sextoy comme les autres". Mais "un véritable bijou qui sublime cette partie si intime du corps qu’est l’anus. Orné d’un cristal Swarovsky ou d'une sculpture en bronze, made in France, il procure un plaisir incomparable à la femme comme à l’homme". Le Rosebud est un bijou anal, un plug en métal, intime et exhibé.


Le Rosebud classique est un bijou très efficace côté sensations pour les femmes comme pour les hommes grâce à sa longueur pénétrante et son poids calculés tout spécialement pour le plaisir. Il stimule la prostate et comprime le vagin, en augmentant le plaisir à chaque mouvement de bassin. Le modèle de base mesure 7,5 centimètres de long (pour 6,1 centimètres de "pénétration"), 3 centimètres de large et pèse 170 grammes. C'est ce que l'on appelle la "taille 1", pour le taille 2 on monte à 230 grammes et le taille 3 à 435 grammes, un modèle réservé aux amateurs expérimentés du plaisir anal.


Décédé en 2009 c'est un autre créateur, Pierre-Yannick Noël, qui a succédé au génial inventeur anglais Julian Snelling qui mêlait art contemporain underground et création de bijoux érotiques. On avait pu assister à deux reprises, deux années consécutives, à des performances érotiques de Julian à la Nuit Dèmonia, preuve que celui-ci était bien plus qu'un génial créateur de bijoux intimes.
Lors de la succession, la première mission de Pierre-Yannick Noël fut de combattre les nombreuses copies médiocres qui avaient commencé à envahir le marché et nuisait à l'image jusque là parfaite du Rosebud.
Seconde mission de Pierre-Yannick Noël sublimer sans cesse nos sensations et l'invention originale. Une mission qu'il remplit avec talent, respect, inventivité et créativité.

Même si de nouveaux modèles sont régulièrement ajoutés au catalogue, l'usage du Rosebud est toujours aussi varié, il va du simple ornement anal pour les amateurs de joaillerie sans limite au rôle actif de sextoy de luxe abordable. D'une discrétion absolue il peut être porté sous les vêtements, en plein jour, ne se révélant que lors des relations les plus intimes et agissant silencieusement sur la libido des partenaires.

Même si certains vendeurs déconseillent son port de manière prolongée, le créateur nous promet de "voluptueuses sensations" pour celles et ceux qu'un port ou transport de plusieurs heures n'effraie pas.
La zone anale étant une des plus importantes zones érogènes chez l'homme comme chez la femme, et les tabous autour de ce sujet étant en train de s'estomper, le succès du Rosebud est allé de pair avec d'autres accessoires développés autour de ce point sensuel comme l'Aneros par exemple.
Autre pratique particulièrement agréable conseillée par les amateurs de Rosebuds : pratiquer une fellation à votre amant tout en lui enfonçant lentement l'objet après l'avoir lubrifié avec un gel anal de qualité. Considéré comme un véritable turbo de l'orgasme masculin, la prostate est alors pleinement stimulée et provoque des éjaculations extraordinaires.
Enfin, le fait de porter un Rosebud pour une femme lors de relations hétérosexuelles multiplie le plaisir ressenti à chaque mouvement de bassin grâce à la sensation de double pénétration, une sensation qui pourra être modulée en fonction de la taille du Rosebud choisi.

Avec les plus grands modèles, tels que Niki ou Hellis 45, d'anal le Rosebud peut devenir vaginal où la forme complexe de certains modèles viendra titiller les lèvres voire même le clitoris.

Tout cela nous amène à la conclusion que, quinze années après son invention, le Rosebud n'en a pas fini de se renouveler et de nous surprendre et que les quinze prochaines années en feront définitivement un classique incontournable dans le monde des objets du plaisir.

Francis Dedobbeleer
© Photos originales : Francis Loup
Un grand choix de modèles de Rosebuds sont en vente ici.




lundi 18 avril 2011

Avignon : des intégristes catholiques détruisent une œuvre d'art vieille de 35 ans


On pouvait trouver la provocation un peu facile et l'intérêt de l'œuvre assez mesuré mais la provocation est parfois le seul sens à donner à une œuvre, la réflexion et les réactions qu'elle suscite étant en soit déjà de l'art.
L'artiste américain Andres Serrano avait remué les intégristes catholiques en exposant sa photographie baptisée "Piss Chris" où un crucifix est plongé dans une sorte d'aquarium rempli de son urine. L'effet visuel est amusant, cela faisait très esthétique gothique et le côté "scandaleux" ne fonctionne que si l'on croit l'artiste qui affirme qu'il s'agit bien de son urine, il aurait pu s'agir de tant d'autres choses comme d'un effet Photoshop quelconque ou de jus de fruit. Mais non,  Andres Serrano insiste bien : ce crucifix baigne dans son urine !
Depuis le début avril, cette photographie faisait partie d'une exposition à la galerie Yvon Lambert d'Avignon sous le titre "Je crois aux miracles" et suscité de nombreuses protestations en provenance de mouvements catholiques et intégristes comme l’Institut Civitas, qui appelle sur son site web à «une oeuvre de reconquête politique et sociale visant à rechristianiser la France» et à «l’instauration de la Royauté sociale du Christ sur les nations et les peuples» ainsi que des centaines d’appels téléphoniques et de mails injurieux.
Samedi, le week-end avait débuté avec eu une manifestation réunissant quelque «800 ultra-conservateurs et jeunes intégristes» (selon le propriétaire de la galerie) qui avait poussé la direction à fermer le musée pour la journée. Dimanche la violence des intégristes catholiques a franchi un cap supplémentaire avec la pure et simple destruction de l'œuvre, en tout la "vandalisation" de celle-ci.
L'artiste, qui nous prend un peu pour des idiots, s'est dit très surpris par cette réaction. Franchement comment peut-on s'étonner d'une telle réaction, même si elle est sotte et condamnable, alors qu'une belle part de la communication autour de cette exposition s'était faite au travers de cette œuvre ?
Dans une interview à paraître dans Libération mardi 19 avril celui-ci déclare : «Franchement, je ne m’y attendais absolument pas, surtout en France où je bénéficie de beaucoup de soutiens. Je suis choqué de voir que ce traitement puisse être réservé à une photographie qui a été prise il y a près de trente-cinq ans (…) Dans mon pays, la contestation n’est jamais allée jusqu’à la violence qui s’est exprimée à Avignon. Les titres de mes œuvres ont un caractère littéral et sont tout bonnement descriptifs. Si je réalise un monochrome de lait ou de sang, j’appelle cela "lait" ou "sang". L’intitulé ne contient aucune hostilité envers le Christ ou la religion. Il est simplement une description.»
Mais, comme l'écrit Konmexplik 2 sur un des blogs du Nouvelobs en s'adressant à l'artiste américain : "Oserais-tu donc un barbu dans le vomi exposé à Kaboul, une vache sacrée en dégustation-brochettes à Bombay, voire un paillasson en forme d'étoile de David au nord de la Bande de Gaza ?"
Bonne question qui nous amène à conclure que l'art et n'importe quel intégrisme religieux ne font jamais bon ménage. Voire que la religion n'a qu'un rapport très publicitaire avec l'art qu'elle n'utilise que pour sa propre communication forcément positive envers elle-même et contrôlée par elle-même.

Francis Dedobbeleer

dimanche 17 avril 2011

Parcours érotique au Jardin des Tuileries

C'est un ravissement que d'observer le visage des touristes, du moins de certains, lorsqu'ils découvrent la nudité et l'érotisme omniprésent dans les statues qui peuplent depuis des siècles pour certaines, le très classique Jardin des Tuileries. Sans doute viennent-ils d'en voir plus au Musée du Louvre dont ils doivent sortir à peine (le Jardin des Tuileries est le parc qui jouxte le plus grand musée du monde) mais le fait de découvrir ces seins et ces sexes exhibés ainsi aux promeneurs du dimanche semble parfois les surprendre quand même.

Il faut bien avouer, même si nous y sommes habitués depuis tout petits, que tout cela est quand même bien chaud, que ces fesses, ces courbes, ces poses transpirent le sexe brutal, passionné, torride. Leurs auteurs ont beau jeu d'avoir prétendu qu'il s'agissait là de représentations bibliques, mythologiques ou historiques, on se demande vraiment pourquoi les dieux et les héros antiques se déshabillaient ainsi pour un oui ou pour un non. Et franchement, c'est bien cet aspect clairement érotique qui donne à ce jardin tout son charme à la française !

Dès le début du XVIIIe siècle, le parc accueillit des statues dénudées mais c'est début du XIXe et fin du XXe que le plus grand nombre d'entre elles y furent érigées. Nul besoin de fouiller les coins et les recoins des Tuileries pour les découvrir, la plupart trouvent leurs places dans l'allée centrale, mêlées aux autres, disons qu'environ une sculpture sur trois mériterait pleinement sa place dans un Musée de l'Érotisme classique si un tel musée existait. Il vous faudra donc fouiller des yeux le jardin pour trouver assez aisément de jolies paires de fesses, paires de seins et petits sexes masculins d'artistes divers complètement mélangés tant du point de vue des époques que des styles.
Seul Aristide Maillol bénéficie d'un espace qui lui est entièrement dédié, une petite partie du parc près de l'arc du Carrousel rénovée il y a quelques années, où les beaux jours les amoureux comme les groupes d'amis s'allongent, grignotent et jouent même au ballon au milieu des formes généreuses de ce digne représentant de l'école des Nabis qui fut et reste une référence même après sa mort en 1944.

Et au cas où vous ne penseriez que seul mon esprit tordu peut percevoir un aspect érotique indéniable dans ces statues, je me suis permis d'en rapporter quelques photographies glanées sans aucune recherche approfondie ou obsessionnelle pour preuves. Il ne faut vraiment pas faire d'effort pour se retrouver le nez sous de splendides fesses au Jardin des Tuileries, vous en conviendrez comme moi.

Texte : Francis Dedobbeleer
© Photographies : Francis Loup

Le Jardin des Tuileries est situé entre le Musée du Louvre, la rue de Rivoli, la place de la Concorde et la Seine. Il doit son nom au fait que son emplacement était occupé auparavant par des fabriques de tuiles.
Le Jardin des Tuileries est géré par la Caisse nationale des monuments historiques et des sites. Il est accessible gratuitement au public.

Heures d'ouverture : de 7h00 à 21h00 (en avril et mai), de 7h00 à 23h00 (de juin à août) et de 7h30 à 19h30 (de septembre à mars). Ouvert tous les jours y compris la plupart des jours fériés.


Sculpture de Aristide Maillol.

Sculpture de Aristide Maillol.

Sculpture de Aristide Maillol.

Sculpture de Aristide Maillol.

Sculpture de François Barois, marbre de 1696. Placée aux Tuileries en 1722.
"Vertumne"

Sculpture de Charles Lebœuf dit Nanteuil, marbre de 1831-1836. Placée aux Tuileries en 1836.
"Alexandre combattant"

Sculpture de Denis Foyatier, marbre de 1832-1834. Placée aux Tuileries en 1836.
"Cincinnatus"

Sculpture de Étienne Jules Ramey, marbre de 1821-1827. Placée aux Tuileries en 1832.
"Thésée combattant le Minotaure"

Sculpture de Aristide Maillol.

Sculpture de Aimé Millet, marbre de 1877. Placée aux Tuileries en 1894.
"Cassandre se met sous la protection de Pallas"

Sculpture de Henri Vidal, marbre de 1896. Placée aux Tuileries en 1982.
"Caïn venant de tuer son frère Abel"

samedi 16 avril 2011

Help! lance quatre nouveaux T-shirts SM


La célèbre marque de T-shirt française (mais créée par le sympathique artiste espagnol Miguel mieux connu sous les pseudos de Mr H ou H foto lab, le jeune homme aime nous compliquer la tâche) Help! vient de lancer quatre nouveaux modèles de T-shirts spécialement destinés à la scène SM (ses précédentes créations avaient été des T-shirts super rock'n roll pour enfants). Connu tout d'abord pour le modèle "Je suis un ange" il a ensuite multiplié les créations et est désormais l'auteur de la majorité des T-shirts portés, essentiellement par la clientèle masculine avouons-le, dans les soirées fétichistes et SM.
Ces nouveaux modèles ne feront que renforcer cette omniprésence tant il semble évident que ceux-ci ne pourront connaître que le succès. Nous aurons l'occasion de le vérifier lors des nombreuses soirées fétichistes programmées ce printemps et cet été à Paris.

Pierre Salondeau


Modèles disponibles très bientôt chez Dèmonia.

vendredi 15 avril 2011

Enquête sur le sexe : les hommes veulent plus, les femmes veulent mieux

Encore une enquete sur le sexe ! Cette fois l'enquête nous vient d'Australie et serait parvenue à la conclusion que les hommes seraient plus satisfaits de leurs relations sexuelles que les femmes. Mieux encore, que les hommes accorderaient plus d'importance à la fréquence des rapports qu'à leur qualité alors que les femmes penseraient le contraire.

Si l'on en croit les les chercheurs de l'Université de New South Wales, qui ont sondé pas moins de 6.500 hommes et femmes, 54% des hommes aimeraient avoir plus de rapports sexuels tandis que pour 42% des femmes une baisse de régime serait bienvenue. Des chiffres que Juliet Richters, directrice de l'enquête, explique ainsi : "Si les femmes n'y trouvent pas la qualité, cela perd rapidement de l'intérêt pour elles".

Il existe néanmoins une petite frange d'hommes qui aimeraient eux aussi un rythme moins soutenu dans leur vie sexuelle, il s'agit des plus jeunes (ceux âgés de 16 et 24 ans) et don la relation amoureuse ne dépasse pas encore une année.

Les hommes les moins satisfaits sont finalement ceux d'âge moyen, l'âge et la vie professionnelle et familiale empiète le plus sur la vie amoureuse et sexuelle.

Conclusion les hommes aimeraient démarrer leur vie sexuelle de manière plus calme, aimeraient que le rythme s'accélère un peu au lieu de diminuer vers 30-40 ans et son relativement satisfaits de leurs fréquences ensuite. Les femmes par contre aimeraient un peu plus d'efforts de la part de leur partenaires masculins plutôt que se s'attacher prioritairement au rythme.

Sans être révolutionnaire, cette enquête au moins le mérite d'inviter les hommes à plus d'attentions et d'imagination. Le genre de conclusion qui nous sied toujours beaucoup à nous.

Francis Dedobbeleer

jeudi 14 avril 2011

Une petite exposition qui rassemble de grands noms

Il y avait une fois de plus un monde fou au vernissage de l'exposition collective mensuelle d'art fétichiste organisée par la dynamique association "Modernité Relative" qui réunissait en ce mois d'avril une dizaine d'artistes (les photographes Jean Najean, Master of Rings, James Vision, Francis Loup qui n'est autre que le pseudonyme de l'organisateur et notre rédacteur en chef Francis Dedobbeleer, Refledame venu tout spécialement de Nîmes, les peintres Nadège Banzal, Celine Sophies, Sannac et Philippe de Beaumond pour les démonstrations de shibari).


Et parmi les personnalités présentes lors du vernissage nous avons relevé les noms suivants :
les artistes photographes Jean-Fabien BlackDog, Juliette Leroux, Nbpix, Rik-Art, Pascal Coignard, Red, Luwri, Will Nakedby, Stéphane Rose (journaliste, blogueur au Nouvelobs et organisateur des Gérards, parodie géniale des Césars diffusée sur Paris Première), les dirigeants du Parti Libertin, Maitresse Caly, Maitresse Elsa, Altesse Tigrane, Maitresse Leia, les modèles photos La Gorgone, G-Ro, Lola, Sayuri, Adrien Le Danois (organisateur de la Tokyo Dedcadence), Michel organisateur des soirées fetish-libertines Zinella, Ginie (de la boutique Rocket 34), la réalisatrice Catherine Corringer, Martine la patronne de la boutique Métamorphose, DJ Niko de la Nuit Élastique (également photographe sous le pseudo Third Eye)... auxquelles il fallait ajouter au moins 150 personnes puisque nous étions une fois encore plus de 200 à nous retrouver lors de ce rendez-vous mensuel d'art et de culture fétichiste. Difficile de savoir si l'art est le moteur de ce succès ou s'il n'en est que l'alibi mais toujours est-il que "Modernité Relative" fait des prouesses en terme de communication et poursuit sa "mission" de défricheuse de nouveaux talents.
Rendez-vous au mois de mai pour une un "Hommage au Japon" : rose et noir, sombre et fluorescent, désespéré et joyeux, fétichiste et underground.
www.moderniterelative.com


Reportage : Pierre Salondeau
Photos : Jean Najean (www.n-fetish.com)